J’avais commencé par des faits : « 20 % des femmes et 15,5 % des hommes déclarent avoir subi au moins un fait de #violence dans les 12 derniers mois au travail. »(1)
J’avais expliqué à quel point, la semaine dernière, j’étais fière d’avoir animé les deux premiers jours du parcours sur le pouvoir de la #bientraitance managériale, à quel point il avait été bien accueilli et considéré comme la première pierre, la première graine, d’un changement de culture d’organisation, à quel point la satisfaction des stagiaires avait été palpable, confirmée par les évaluations.
J’avais décrit comment, au cours de ce programme, les stagiaires avaient expérimenté la bientraitance et en avait mesuré le pouvoir concret au sein du groupe, comment l’alternance de temps collectifs et individuels, de moments d’apprentissages théoriques, de tests en lieu sécurisé et de construction de plan d’action pour des mises en œuvre concrètes avaient favorisé la #transformation des pratiques en profondeur.
J’avais justifié mon intervention par de solides concepts théoriques issus de l’Analyse Transactionnelle et de l’Elément Humain et plus largement les courants humanistes de la psychologie (Carl Rogers, Viktor Frankl, Marshall Rosenberg, etc.), j’avais mis en avant comment ils nous avaient accompagnés durant ces deux jours, permettant une compréhension intellectuelle et émotionnelle des enjeux de la bientraitance.
J’avais rappelé que la bientraitance managériale était une #culture alliant de la bienveillance dans les relations et de l’exigence dans les résultats et qu’elle se basait sur cinq principes : la dignité, le respect, l’intimité, l’autonomie et la sécurité.
J’avais dépeint les quatre grands temps d’apprentissage, l’#écoute, la #communication, la #fédération de l’équipe et la construction du #sens, bien évidemment en interrelation, qui nous avaient invité à travailler l’intelligence collective et la montée en autonomie, à revisiter le parler vrai et l’#exemplarité.
J’avais même rappelé, alors que je travaillais régulièrement dans le domaine de la santé et du handicap, comment j’avais intégré dans ma pratique les notions de #vulnérabilité et de bientraitance avec l’intuition qu’elles pouvaient être déployées dans le monde l’entreprise.
Et puis, ce matin, je n’ai plus envie de publier un post parfait. J’ai envie de publier un post #authentique.
- La réalité, c’est que je travaille d’arrachepied depuis plusieurs années sur ce concept central de ma pratique, en formation et en coaching professionnel et que finalement il ne recueille pas l’échos qu’il mérite.
- La réalité, c’est que j’ai moi-même été maltraitée dans le monde du travail et que j’ai vécu dans ma chair les effets désastreux des comportements inappropriés, parfois même interdits par la loi, sur les individus et sur les équipes et a minima sur la motivation et les performances d’une organisation.
- La réalité, c’est que la bientraitance est une obligation règlementaire : L’article L 4121 1 du Code du travail dit que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Il ne suffit pas de diminuer le risque, il s’agit d’empêcher tout accident ou préjudice.
- La réalité, c’est qu’elle est une source d’#efficacité car le manager bientraitant donne des #signesdereconnaissance, accompagne l’#autonomie de ses collaborateurs, renforce le #collectif et la coopération, réduit les #incertitudes et les zones d’ombre, #communique sans ambiguïté et clarifie le cadre, etc.
- La réalité enfin, c’est qu’elle est un tremplin vers l’#épanouissement individuel et collectif : en travaillant à la fois sur la qualité relationnelle et la construction du sens, de la raison d’être d’une équipe, d’une entreprise ou de tout type de structure, le manager bientraitant participe à l’accomplissement des membres de son équipe.
Et vous, où en êtes-vous en matière de bientraitance managériale ?
Prochain stage inter-entreprises à la rentrée de septembre à partir de 8 inscrits, possibilité de réaliser ce séminaire en intra entreprise sur demande. J’interviens seule ou en collaboration avec Kirsty Voisin, Valérie Deloger-Léger et Elodie BILLARD ✨ avec qui je partage valeurs et méthodes de travail notamment pour les groupes supérieurs à 10 personnes. Séminaires en français et/ou en anglais. Devis sur demande.
(1)Dossier de presse INED 25 novembre 2020
